Emmanuel Macronelysee
Civil Defense Investments and Fleet Expansion
Immigration & DomesticMacron highlights increased civil defense budgets, new aircraft orders, and organizational changes since 2017.
Écoutez, en 2017, on n'avait pas commandé de Dash, qui sont, vous savez, ces avions qui permettent justement d'agir. Depuis 10 ans, on n'avait pas commandé de Canadair, depuis 15 ans, et d'ailleurs on n'en produisait plus. Je me félicite de ne pas avoir attendu ces feux et d'avoir, dès 2017-2018, pris les premières décisions. Je me félicite ensuite qu'on ait pu commander justement ces nouvelles capacités, y compris hélicoptères, qu'on ait changé notre organisation parce qu'on devait répondre au drame qui était advenu quelques mois plus tard avec nos Trackers et des pilotes qui étaient tombés parce que ces Trackers étaient trop vieux. Et donc on n'a jamais attendu, on a été là en avance, on a investi. Et vous savez, durant ces 10 dernières années, on a quasiment doublé le budget de la Sécurité civile, doublé. Donc j'entends beaucoup de gens qui sont là à commenter, mais on n'a pas attendu. Ici même, en 2022, vous vous en souvenez peut-être, on a décidé un pacte capacitaire et il a été respecté. La nation a réinvesti, on a fait un Beauvau de la Sécurité civile, et on a décliné les choses. Et puis on a complètement changé notre organisation, sous le pilotage du ministre et du directeur général, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a d'abord redoté la nation, on a des SDIS aussi qui se dotent et qui empruntent durant les saisons, ce qui fait qu'au moment où je vous parle, on a 67 aéronefs qui sont mobilisés en France. 67, c'est un record historique. C'est ceux qu'on a, 38, en propre, puis c'est ceux qu'on loue pendant la saison et qu'on mobilise, ce qui est d'ailleurs exactement ce qu'il faut faire et ce qui est le fruit des travaux des dernières années. Il n'y a pas de rupture à cet égard. Le taux de disponibilité était de 90 % en début de saison, il est de 70 %, et c'est bien normal parce qu'on les fait contribuer au feu et on continue les innovations, comme ce que vous avez vu avec l'A400M, pour justement épandre du retardant. Puis, à côté de ça, la France a été à l'initiative il y a plusieurs années, on n'a pas non plus attendu, d'un mécanisme de solidarité européen et on l'active. Et on a une douzaine de moyens qui viennent en plus là et qui, en fait, nous permettent de compenser l'écart entre 70 % et 90 % de disponibilité de notre flotte. La clé de ce qu'on a fait derrière, c'est aussi réinvestir dans les femmes et les hommes. C'est tout ce qu'on a fait avec la sécurité civile. On a aujourd'hui 51 colonnes de feu, qui sont des femmes et des hommes qui se déploient, et c'est parce qu'on a fait cet investissement pour notre sécurité civile, qu'on l'a fait aussi côté militaire, avec une unité nouvelle d’ailleurs militaire qui a été décidée pas très loin d'ici, à Libourne, il y a quelques années, qui était un de nos choix aussi, pareil, on a anticipé, qu'on a pu les déployer. Au moment où je vous parle, on en a une vingtaine de ces colonnes qui sont ici sur le site. Voilà, je pense qu'on a mis le maximum de moyens. Il y a une mobilisation très forte de tout le monde sur le terrain et je veux vraiment ici les en remercier. Et vous savez, on fera tous les retours d'expérience, et je m'en porte garant, pour continuer de s'améliorer comme on l'a fait à chaque crise. Mais on a anticipé collectivement. Il y a eu un très gros travail qui a été fait. La nation a réinvesti dans tous les domaines civils et militaires. Mais au moment où on se parle, il faut qu'on soit unis et en action. Il y a des femmes et des hommes qui risquent tout pour protéger, qui se battent contre le feu. Tout ce qu'on doit faire, c'est les aider. Et donc moi, j'ai plein de soutien à nos pompiers, nos sapeurs-pompiers, nos militaires, nos bénévoles, tous ceux qui contribuent. Je veux remercier nos forestiers qui ont tout de suite été faire ces pare-feux de manière admirable et la DFCI une fois encore. Je veux remercier nos agriculteurs qui ont été là, qui ont amené des capacités, qui ont aidé. Il y a une chaîne humaine qui s'est faite. Et évidemment, remercier nos maires et tous les bénévoles. Et là, on est une seule équipe. On est tous groupés. On y va. On se bat pour gagner la bataille du feu. On est, je l'espère, en train de la gagner. En tout cas, on va tout faire. On anticipe chaque étape des prochaines heures pour continuer de protéger, continuer de sauver des vies, réduire au maximum évidemment ce qui peut advenir, accompagner les plus vulnérables et les plus fragiles, et ensuite leur permettre de faire le suivi. Et puis, à côté de ça, il y aura le retour à la maison, il y aura les assurances qu'on active, la cellule de crise économique, l'accompagnement des commerçants, du secteur du tourisme, des agriculteurs, et tout ça se fait en bon ordre. Et évidemment, on fera encore tout pour s'améliorer parce qu'on doit continuellement s'améliorer, évidemment.View official source