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Emmanuel Macronelysee

French Nuclear Financing

Defense & NATO

Macron denies plans for foreign co-financing of France's nuclear deterrent.

Alors je vais tordre le cou à un canard, comme on dit chez moi, qui est dans votre deuxième question, qui ne m'est pas adressée, mais à laquelle je vais quand même répondre. L'objectif de la dissuasion avancée, ce que nous avons proposé, ce que nous avons préparé très intimement avec le chancelier et ses équipes les plus proches, et qui a donné lieu à cette réponse savamment préparée ensemble en mars dernier, en aucun cas ne vise un cofinancement du nucléaire français. En aucun cas. Je préfère être clair tout de suite et définitif. Je sais que c'est une idée de tous ceux qui voudraient voir derrière cela des choses. Non. Notre nucléaire, on l'a financé depuis qu'il existe et il fait partie de la trajectoire. Il a été voté. On a doublé le budget de nos armées ces 9 dernières années. On vient de voter une loi de programmation militaire qui sera promulguée dans les prochaines semaines. Et donc c'est financé. L'objectif, qu'est-ce que c'est ? C'est d'améliorer la sécurité du continent européen, de créer plus d'incertitude chez nos adversaires en permettant à, justement, cette dissuasion nucléaire d'avoir d'autres voies et moyens. D'abord de créer de l'intimité stratégique entre nous, c'est-à-dire nous d'expliquer un peu nos secrets, comment on fait, de proposer des exercices conjoints, des éléments conjoints de partenariat, une plus grande intimité entre nos équipes, nos experts, nos militaires — ce matin était une illustration — et de créer de l'incertitude chez nos adversaires parce que ça dilue la présence de cette dissuasion nucléaire. Ça nous permet de potentiellement rejoindre d'autres points. Et je me suis exprimé à l’Île Longue sur chacun de ces sujets. Donc nous, nous sommes ouverts opérationnellement à tout, mais je ne vais pas ici agiter des choses qu'on n'a pas encore faites. Et en tout cas, c'est des choses qui se discutent avec nos partenaires. Et donc nous, notre volonté, c'est d'aller le plus loin et le plus utilement possible avec l'Allemagne, qui est le partenaire de confiance, le partenaire privilégié, de par le traité d'Aix-la-Chapelle, de par la confiance entre nos deux pays, de le faire pour aussi créer de l'incertitude chez nos adversaires, et donc assumer de ne pas toujours dire 100 % des choses de ce qu'on va faire, parce que la visibilité totale et absolue n'est pas forcément la stratégie la plus efficace face à des adversaires sur le sol européen, mais de le faire toujours en décidant ensemble ce que l'exercice qu'on fait ou la localisation qu'on produit. Mais le financement du nucléaire français sera toujours fait par la France. Je tiens à vous rassurer.
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