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Macron warns that hybrid attacks pose a real and heightened threat to Europe

Russia & Ukraine

What was said

Macron warns that hybrid attacks pose a real and heightened threat to Europe and states that France and European partners are acting to secure energy supplies.

Les contacts avec la Russie ont toujours été maintenus au niveau des services. Tout ce qui s'est passé et les attaques hybrides des dernières semaines n'ont jamais donné lieu à des messages de prévention ou d'alerte. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que nous avons subi des attaques informationnelles, nous avons subi des attaques cyber, elles ont été documentées, attribuées et nous savons, là aussi, elles ont été attribuées, qu'il y a eu plusieurs attaques très claires, physiques, dans l'espace européen. Le jour où on sera attaqué physiquement, on ne nous préviendra pas. Je préfère vous le dire, ça ne marchera pas comme ça. Il n'y a pas eu de message d'alerte pour dire qu'ils allaient attaquer à Leipzig. Donc, c'est pour ça qu'il faut de la vigilance. Mais oui, nous avons déjà été l'objet d'attaques hybrides, je vous en ai déjà rendu compte, plusieurs d'entre elles ont été attribuées et oui, ce risque, il existe, il est réel. Et la menace a été rehaussée. Donc, face à ça, on agit. Pour ce qui est des prix, nous sommes mobilisés et nous agissons. Vraiment, c'est l'inverse qu'il faut comprendre de ce que j'ai dit. On agit, ces derniers mois, par les actions diplomatiques qu'on conduit pour pouvoir rouvrir. Nous ne sommes pas des parties prenantes à ce conflit. Ce n'est pas une action française ou européenne qui a conduit à fermer Ormuz. Donc, à cet égard-là, on n'est pas au premier rang d'une action possible. On ne va pas arrêter un conflit qu'on a mené, nous ne sommes pas ceux qui ont attaqué. Mais nous, on agit en proposant des solutions de déminage ou d'escorte, premier point. On agit en multipliant les approvisionnements et les accords de sécurisation et ça, c'est très important, parce qu'il y a des pays, cet été, l'été dernier qui ont manqué de jet fuel et qui ont dû réguler leur trafic aérien. Nous, nous arrivons à les sécuriser et donc cette action, elle est très importante pour que, justement, tout au long de l'hiver, on ait une sécurité d'approvisionnement. Cette sécurité d'approvisionnement ne se fera pas toute seule sur les produits les plus sensibles. Donc là, on agit. Ensuite, on agit en européen pour pouvoir produire plus, sécuriser davantage et trouver les flexibilités. Ça, c'est de l'action avec, là aussi, un impact qui aura sur les prix. Et ce qu'on est en train de faire, à la fois à Ormuz et aux côtés de nos partenaires saoudiens, sur Yanbou, pour aider à ce que ça rouvre, ça a un impact. Parce que, comme je le disais, la guerre a commencé fin février dernier, il y a eu tout de suite un impact sur les prix. Mais on a réussi, quand le trafic avait repris ou qu'on avait trouvé des voies de contournement, à ce que les prix soient plus bas qu'aujourd'hui. Donc c'est ces efforts-là qui ne sont pas le règlement complet de la guerre, mais l'accompagnement de ces efforts qui vont nous permettre de faire rebaisser les prix à la pompe. Donc ce qui est important de comprendre, c'est que nous sommes mobilisés, on aura des résultats sur la sécurité d'approvisionnement, comme les prix dans les semaines et les mois qui viennent, mais on n'a pas la totalité du problème en main, parce que ce n'est pas nous qui détenons la clé d'Ormuz. Mais là-dessus, on agit. La France et l'Europe sont à la manœuvre et nous pouvons faire des choses, et nous en avons fait ces dernières semaines. Parce qu'aussi, on est plutôt des vecteurs de paix et qu'on a des partenaires qu'on a beaucoup engagés ces dernières années, qui sont aussi nos fournisseurs. Et comment on peut sécuriser les approvisionnements ? C'est parce qu'on a été aux côtés de l'Irak dès qu'il est sortie de la guerre, en étant les premiers à faire la conférence de Bagdad. C'est parce que nous, on a mis des systèmes et qu'on a défendu les Émirats et le Qatar quand ils ont été attaqués il y a quelques mois. C'est parce qu'on avait ici l'Arabie saoudite et qu'on est aussi des partenaires. C'est grâce à ça qu'on sécurise nos approvisionnements. Donc ça, c'est notre action internationale et européenne. Et puis le gouvernement, il agit aujourd'hui aussi pour accompagner les filières et les ménages, et il continuera de le faire dans les semaines et les mois qui viennent, mais en analysant la situation. Mais il ne faut pas que le débat public vienne tout de suite se concentrer en quelque sorte comme si la flambée des prix n'était que le résultat de décisions intérieures nationales. Ce n'est pas vrai. Si on fait ça, on fera des erreurs extrêmement importantes et on va dépenser énormément d'argent public que nous n'avons pas pour régler une situation que nous subissons et que nous importons. Donc vous voyez bien que ce n'est pas la meilleure réponse. Donc, face à cette émotion, face à la colère, face parfois au désespoir qu'ont certaines familles et que je ressens avec eux parce que cette situation est intenable, je veux leur dire qu'on agit et qu'on peut avoir des résultats. Mais on agit avec méthode, en analysant la situation et en le faisant de la manière la plus efficace possible. Voilà. Je vous remercie beaucoup, Mesdames et Messieurs. J'aurai l'occasion, comme je l'ai dit, de revenir auprès de vous à l'issue des initiatives des prochains jours, sans doute en deuxième partie de semaine prochaine. Merci beaucoup. Merci à toutes et tous.
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