Emmanuel Macronelysee
Macron condemns violence at schools and calls for respectful political debate
EU Politics & ReformWhat was said
Macron condemns violence at schools and calls for respectful political debate. Macron rejects antisemitism and urges political leaders to clarify their positions.
Merci beaucoup. Sur votre première question, moi, j'entends et je comprends les angoisses, parfois les colères que notre jeunesse peut avoir qu'il s'agisse du climat, des évolutions technologiques, des situations géopolitiques. Le Gouvernement comme moi-même avons chaque fois essayé d'y répondre de la manière la plus concrète possible, avec des actes, d'essayer d'organiser les débats, et je continuerai de le faire jusqu'à la dernière seconde. Je ne veux pas ici laisser penser qu'au fond notre jeunesse n'aurait pas de légitimes débats à avoir et des légitimes craintes et puis des adhésions. Tout ça fait partie de la vie démocratique et c'est une bonne chose. Par contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence. En aucun cas des responsables politiques, le terme en l'espèce est mal choisi, ne sauraient légitimer une violence. On a vu beaucoup de responsables aller devant les lycées pour exciter les élèves. Je pense que c'est grave. Et j'ai vu plusieurs de ces jeunes, étaient-ils lycéens ou venaient-ils en opportunité devant les mêmes lycées, même brutaliser des journalistes. C'est inacceptable. Donc oui aux interrogations, aux débats, non à la violence quelle qu'elle soit et rien ne la légitime. Dans une démocratie, tous les débats sont légitimes, la violence, elle, ne l'est jamais, jamais. Et donc, la première chose à laquelle j'appelle, c'est que tous les responsables politiques, quand ils sont élus de la République, se rappellent de leur rôle. Ils sont là parce qu'il y a un mandat démocratique, parce qu'ils ont été élus de manière calme dans un cadre organisé et ils ne sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire. J'appelle tout le monde au calme. Je veux ici redire aussi ma solidarité avec les familles, avec le corps enseignant, puisque plusieurs ont été brutalisés, et avec les forces de l'ordre qui font leur travail et qui doivent le faire dans le cadre déontologique qui est le leur. Et donc s'il y a des écarts qui sont vus, ils doivent être poursuivis. Mais je pense que la violence, elle vient surtout de ceux qui ont bousculé des professeurs et les ont foulés aux pieds. Elle vient de ceux qui ont bousculé des journalistes et de ceux qui ont pris à partie des forces de l'ordre qui font leur travail. Les lycées sont faits pour être ouverts et transmettre un savoir ; ils ne sont pas faits pour être bloqués ou brûler des poubelles. Voilà comment je vois les choses de manière simple sur ce sujet. Et je vais ici redire mon soutien évidemment aux enseignants, aux forces de l'ordre et ils agissent dans le cadre déontologique. Le ministre de l'Éducation a parlé hier justement pour rappeler le cadre et le ministre de l'Intérieur aussi, et pour rappeler évidemment l'exigence déontologique qui est la sienne, dont il est garant en matière d'intervention. Sur votre deuxième question, la lutte contre l'antisémitisme est une des priorités de la République. Je l'ai constamment rappelé. Parce qu'elle est existentielle à la République elle-même. Et donc jamais nous n'accepterons de propos antisémites, jamais. D'abord les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables, et ils ne souffrent pas de quelque commentaire que ce soit, ils appellent à la condamnation la plus extrême. Ça n'est pas la République. Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient. Voilà, c'est le rôle des responsables politiques, qu'ils clarifient la ligne, les mots et les gens qui, dans leur parti, peuvent prononcer de telles choses. Pour le reste, je déplore comme vous la violence qui s'installe. Et je pense que la violence langagière conduit toujours après à une escalade et que même quand c'est métaphorique, ce qui doit accompagner un débat démocratique, c'est le respect et c'est l'argument. Les Françaises et les Français auront dans quelques mois à faire un choix important et choisiront pour leur avenir. Mon rôle, c'est d'essayer d'éclairer ce débat, je l'ai fait il y a quelques jours encore, de confronter ceux qui veulent des responsabilités au réel et de partager ce que nous en savons de la situation géopolitique, mais tout ça doit se faire dans le respect parce que, de toute façon, ces femmes et ces hommes auront peut-être pour certains à gouverner ensemble, auront de toute façon à avoir d'autres élections ensuite et ils auront à être dans la vie de la nation, peut-être les uns avec une majorité, les autres avec une opposition. Et la vie politique, c'est justement une sortie de la violence, c'est parce qu'il est donné aux concitoyens la possibilité de changer de manière régulière celles et ceux à qui on confie les responsabilités, de le faire dans le calme et dans le respect. On peut avoir des désaccords qu'on exprime de manière respectueuse. Donc oui, je pense qu'il est inacceptable d'avoir des mots violents à l'égard des adversaires politiques et qu'il est inacceptable de s'en prendre à ceux qui sont, pour partie, les organisateurs de ce débat et que les journalistes qui font leur profession en indépendance ne puissent pas être l'objet d'attaques et de ces propos violents. C'est le seul cadre qui permettra à notre pays, quel que soit son choix, de le faire dans de bonnes conditions et de choisir son avenir.View official source
