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Macron pledges support for Spain following the deadly Ceuta migration crisis
EU Politics & ReformWhat was said
Macron pledges support for Spain following the deadly Ceuta migration crisis. Macron calls for European solidarity and coordinated border policies.
Sur vos deux questions, et merci beaucoup. Pour ce qui est de la dernière, welcome back. Si les Britanniques veulent revenir, si le Premier ministre va en ce sens, je pense que c'est une très bonne nouvelle à la fois pour son pays et pour les Européens. Je pense que les Britanniques ont toujours été utiles pour nous aider à simplifier les choses, des partenaires exigeants avec lesquels d'ailleurs les relations bilatérales se poursuivent sur des sujets comme la défense, la sécurité, l'immigration et beaucoup d'affaires stratégiques. Mais je pense que ce serait une bonne décision et je pense qu'il a raison d'avoir cette audace. En tout cas, nous serons là pour essayer de faire les choses. Sinon, on voit les limites malgré tout pour la Grande-Bretagne quand elle veut réengager avec nous, d'être en dehors parce qu'on ne peut pas choisir entre les libertés de l'Union et on ne peut pas décider de prendre ce qui nous arrange et pas le reste. Donc revenez. Sur ce qui est de Ceuta. D'abord, je dois dire ici qu'en évoquant ce qui s'est passé à la fin du mois de juillet dernier, on doit avoir une pensée pour les plus de 140 personnes qui sont mortes durant ces événements. Je le dis parce que ce qui caractérise quand même notre Europe, ce qui nous a faits, c'est un certain humanisme. Et donc il y a des femmes et des hommes et des enfants qui ont péri en voulant traverser une frontière. Ça, ne l'oublions pas. La deuxième chose, je crois comprendre que votre gouvernement, votre pays, notre Europe a été victime plutôt d'une attaque. Ce n'est pas l'Espagne qui a organisé ces traversées. Et donc, moi, j'ai un réflexe très simple quand ça arrive, et c'est vrai avec tous les pays européens qui ont eu à connaître des mouvements migratoires non organisés qui arrivaient les uns sur leurs côtes, sur leur territoire. On doit la solidarité. L'Espagne, elle a subi une attaque, sans doute d'ailleurs multiple. On voit bien, l'analyse que nous avons, c'est qu'il y a eu des attaques informationnelles. Il y a des gens qui ont expliqué à des gens que quelque chose était possible, et donc qui ont utilisé la misère pour pousser des dizaines de milliers de familles, de jeunes, parfois très jeunes, à prendre tous les risques pour venir sur Ceuta. Et donc ça, je pense que ça appelle une réponse de notre part première qui a été la solidarité et qui restera la solidarité. Je m'étonne que beaucoup d'Européens n'aient pas eu cette solidarité alors qu'ils en avaient bénéficié quand ils avaient été confrontés à des mêmes événements et qu’ils l'ont demandée. Avec cette solidarité va la responsabilité. C'est exactement ce que votre gouvernement est en train de faire. D'abord, il y a eu beaucoup de gens qui sont retournés vers leur pays d'origine ou de transit, et le travail doit se poursuivre en lien étroit évidemment avec les autorités marocaines, et je crois que le travail se passe bien. A côté de ça, donc c'est une politique de rigueur. La leçon que j'en tire, c'est que nous devons renforcer nos fonctionnements européens. Et donc la réponse à ce qui s'est passé, ce n'est pas des invectives de court terme ou des mises au pilori. Solidarité européenne, responsabilité européenne, la mise en œuvre du pacte asile-migration qui nous permet d'être plus efficaces quand un tel événement arrive, la tenue de nos frontières communes et des politiques de retour bien organisées qu'on fait de manière concertée. Et donc moi, j'en ressors avec une conviction : on a besoin encore plus de renforcer nos coordinations, nos coopérations en matière sécuritaire pour prévenir ces événements qui, parfois, se jouent dans l'espace numérique avant de pousser des gens justement à prendre tous les risques. On doit continuer d'améliorer notre coordination entre pays européens et au sein de l'Union européenne, en particulier de l'espace Schengen, pour nous améliorer collectivement. Mais c'est vraiment la seule réponse que j'en tire et je trouve que les propos simplistes ou les mises au pilori ne sont pas efficaces et sont un peu indignes. Voilà. On a plutôt du soutien avec ce que vous vivez, de la considération pour chaque personne humaine et la volonté d'avoir une politique efficace et d'aller jusqu'au bout parce qu'on veut protéger aussi notre espace et nos frontières, on y tient. C'est le sens du pacte asile-immigration, la politique de retour qu'on défend, mais on le fait en étant fidèles à nos valeurs et à nos principes. Merci beaucoup.View official source
