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Macron expresses condolences after a fatal Mirage 2000-D accident in France
Middle EastWhat was said
Macron expresses condolences after a fatal Mirage 2000-D aircraft accident and reports securing crucial hydrocarbon supply guarantees from Gulf partners.
Je souhaitais faire un point rapide avec vous toutes et vous tous. D'abord, je veux ici exprimer les condoléances de la Nation après l'accident de Mirage 2000-D que nous avons eu en France hier soir tard. Nous avons retrouvé malheureusement le pilote qui est décédé. Je veux ici adresser à sa famille, à ses proches et à l'ensemble de ses frères d'armes les condoléances de la Nation. Et le navigateur est aujourd'hui recherché. Je voulais ensuite dire quelques mots de ce déplacement de travail que nous venons d'effectuer et que nous sommes en train de terminer dans la région. Évidemment, la région où nous sommes, celle du Golfe, a été particulièrement déstabilisée ces derniers mois par la guerre qui a commencé dès le 28 février dernier et qui a conduit à des répliques de l'Iran, à la fermeture du détroit d'Ormuz et à la déstabilisation de toute la région, de la sécurité des pays et de nos économies, avec un impact que nous connaissons et qui touche directement nos compatriotes depuis plusieurs mois et qui s'est détérioré à la fin de l'été avec des conditions encore plus dures sur le plan sécuritaire. L'objectif de cette visite, qui était programmée depuis plusieurs semaines, était multiple, mais dans un contexte où la France, depuis le premier jour, d'abord a été une puissance de paix et de stabilité. Nous avons dit dès le premier jour que ça n'était pas notre guerre, que nous n'avions pas pris cette décision et que nous considérions que la paix et la stabilité de la région étaient prioritaires, même si nous avons toujours été clairs aussi en disant que nous sommes résolument contre toute forme d'activité nucléaire en Iran. Et la deuxième chose, c'est que nous avons été aux côtés de ces pays pour, dès le premier jour, contribuer à leur sécurité. Le premier objectif, c'était de poursuivre le travail que nous conduisons avec nos équipes sur les négociations qui sont en cours avec l'Iran. Il y a différents canaux de négociations qui existent, entre l'Iran et les États-Unis, avec aussi d'autres pays, pour apaiser la situation. C'est le premier objectif diplomatique. La deuxième chose, c'est qu'évidemment, personne ne sait comment tout ça va évoluer dans les semaines et les mois qui viennent. Et donc, compte tenu du rôle que la France a joué, de la confiance qui s'est établie, c'est aussi de pouvoir garantir des volumes sur des catégories d'hydrocarbures où nous sommes dépendants et on sait que les prochains mois, il y avait un risque. La priorité, c'est le diesel et l'autre, c'est le gaz. Et c'est ce qui a été fait, principalement auprès de l'Arabie saoudite, comme vous le savez, ces dernières semaines, mais là, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis pour ce qui est du diesel, et ici, au Qatar, pour ce qui est du gaz liquéfié. Et les engagements que nous avons obtenus sont importants pour nous, à la fois pour éviter, justement, toute difficulté que nous pourrions avoir avec un impact direct sur nos compatriotes et sur notre économie, mais aussi pour continuer de mettre en œuvre la politique aussi qu'on a depuis plusieurs semaines, qui permet de faire baisser la tension sur les prix. Je rappelle que la France a été à l'initiative de la réunion du G7, qui a conduit à libérer des stocks stratégiques et qui, par la mise en œuvre nationale, va permettre, à partir de début novembre, de faire baisser les prix, toutes choses égales, par ailleurs. Troisième élément, c'est qu'on a enclenché des discussions aussi pour aider à la sécurisation de certains de ces bateaux les plus sensibles. Quatrièmement, la grande difficulté du moment, c'est le coût de transport. Ils ont été multipliés par dix. Et donc, on a proposé de structurer un mécanisme de garantie aux grands fonds de la région. C'est ce que nous allons travailler dans les prochains jours et prochaines semaines pour baisser ces coûts de transport qui sont liés au fait qu'il manque de bateaux pour venir, parce que trop peu sont assurés. Il y a aujourd'hui quelques bateaux qui sont spécialisés dans les allers-retours jusqu'au détroit d'Ormuz, puis des transbordements. Et donc, la chaîne logistique est complètement détruite par ce coût du transport et l'absence de garantie et d'assurance. Et donc, c'est le mécanisme que nous avons lancé dans le droit fil de l'initiative que nous avions prise dès le mois d'avril dernier par cette coalition internationale. Le dernier aspect sur lequel nous travaillons avec les pays de la région, c'est la diversification des infrastructures. C'est aussi le sens de ce que j'avais fait il y a quelques semaines en Irak ou en Syrie, enfin, avec le Premier ministre irakien se rendant à Paris et en Syrie, c'est de pouvoir réduire nos dépendances à Ormuz. Au total, pour moi, les objectifs sont atteints, puisqu'on a obtenu des garanties sur les volumes où il y avait des incertitudes qui pouvaient préexister, ce qui me permet de dire ici que tout ça nous conforte pour les mois à venir et va permettre d'avoir des conditions bien meilleures pour nos compatriotes et en tout cas, d'éviter les manques qui étaient envisagés par certains opérateurs. Mon dernier point, c'est de dire qu'au-delà de ces discussions, nous avions évidemment des intérêts en matière de défense et que nous avons pu, par ce déplacement, consolider la relation de défense avec les Émirats arabes unis, où un accord important a été signé, un accord intergouvernemental et un ensemble d'accords pour avoir une stratégie commune sur la cinquième génération de Rafale. Et ici, une série d'accords au Qatar ont été conclus aussi sur la montée en gamme des Rafale qui sont ici existants et, ce matin, sur les véhicules blindés du véhicule blindé de combat d'infanterie, qui est aussi un prospect important. Il y en a d'autres, mais je ne détaillerai pas par souci de temps. Je vais maintenant répondre à vos questions.View official source
