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Macron states that current unrest stems from social mobilization and high living costs

Immigration & Domestic

What was said

Macron states that current unrest stems from social mobilization and high living costs and argues that social media damages democracies by polarizing and mobilizing violence.

Ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas comparable avec ce que nous avions vécu à l'été 2023. Il y avait un fait déclencheur. C'était essentiellement des très jeunes dans les quartiers. Ce que nous vivons aujourd'hui, et ça a été parfaitement décrit, c'est d'abord une mobilisation sociale, sociale et politique, qui a des racines dans la mobilisation lycéenne, d'une part, et dans la vie chère, d'autre part. Et donc ça, ça se traite par la discussion. Il y a une réponse politique et sociale. C'est le travail du gouvernement pour les jours à venir. Ensuite, il y a des forces d'ultra-gauche qui sont venues s'ajouter massivement dans beaucoup de villes, en mobilisant. Là, la réponse ne peut être que sécuritaire, et c'est pour ça qu'on doit séparer l'un de l'autre. Et enfin, il y a une délinquance pour samedi 17 qui est venue s'ajouter à cela. Est-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties, parce qu'ils polarisent, parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Ils ont été utilisés, en particulier le 17 octobre, pour faire venir des jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance, d'attaques, de pillages, et parce qu'il y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux. Il y a aujourd'hui, vous le voyez bien, une grande confusion, une forme d'excitation permanente qui est en train de se faire, une fascination pour la violence. On doit casser ce cycle. Ce n'est pas ça, vivre ensemble dans une société. Ce n'est pas ça, vivre ensemble dans la République, qui est notre commun. C'est de préserver nos institutions, c'est de respecter l'autre, c'est de pouvoir exprimer des désaccords, c'est de trouver des compromis politiques et sociaux, et c'est de se dire, comme je le rappelais il y a huit jours, nous sommes à six mois d'une élection présidentielle. C'est le moment du débat, normalement. Ce n'est pas le moment de la violence, c'est précisément le moment où on peut exprimer ces accords et ces désaccords pour faire émerger des propositions politiques qui permettront de décider pour notre avenir. Notre pays, qui est une grande démocratie, mérite un beau et grand débat démocratique pour ses élections présidentielles. Il ne faut pas se laisser voler par des professionnels du désordre, des casseurs, des pilleurs et les forces du chaos.
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