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Macron thanks Spain and Morocco for their cooperation following events in Ceuta

Immigration & Domestic

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Macron thanks Spain and Morocco for their cooperation over Ceuta and reaffirms France's solidarity with Spain regarding the migrant crisis.

Écoutez, moi, je n'ai pas pour habitude, depuis 10 ans presque maintenant, d'être le petit rapporteur des discussions autour de la table des 27, mais plutôt d'essayer de bâtir l'unité. Il n'y a pas eu besoin d'aujourd'hui pour savoir qui a attaqué l'Espagne le lendemain de ce qui s'est passé à Ceuta. Il y a eu une lettre publique qui a été écrite. La position de la France a été claire, nous n'avons pas signé cette lettre. Pourquoi ? Parce que l'Espagne a fait l'objet d'une attaque. On appelle ça attaque hybride, que voulez-vous, mais c'est une attaque informationnelle qui s'est passée. C'est-à-dire que des gens ont fait croire à des trafiquants et sans doute des gens qui voulaient déstabiliser l'Espagne, ont fait croire à beaucoup de personnes qui étaient dans la misère qu'il y avait une opportunité, ceci basé sur des fausses informations, en faisant monter une bulle informationnelle. Et donc la première chose, quand on parle de Ceuta, je vais vous dire ce qu'on doit dire : il y a eu plus de 140 morts. Qu'on puisse avoir des débats, nous Européens, sur ces sujets, nous qui sommes le continent de l'humanisme et qui s'est construit là-dessus, en oubliant tout ça, en déshumanisant ces débats, donc pas pour moi. Donc d'abord, Ceuta, ça a été un drame humanitaire. Deuxièmement, Ceuta, c'est une attaque informationnelle contre l'Espagne. Troisièmement, elle l'a ensuite réglé et elle est en train de finir de régler ce sujet parce qu'elle a beaucoup diminué les choses avec une coopération étroite avec le Maroc. Il faut remercier l'Espagne et le Maroc pour leur bonne coopération pour régler ce qui s'est passé. Et j'ai rappelé juste les choses. À chaque fois qu'on a eu ça, quel que soit le pays de première entrée, ce que les Européens doivent faire, par intérêt même pour eux, en plus des principes auxquels je tiens, c'est d'être solidaires. Ce n'est pas l'Espagne qui a dit : venez à moi. Ils ont subi cette attaque. Donc c'est d'être solidaires avec l'Espagne pour l'aider à régler ce problème, comme on le fait quand la Grèce a subi des flux migratoires, comme on le fait quand l'Italie a subi des flux migratoires, parce que c'est ce que nous devons faire pour aussi être efficaces. Donc voilà, moi, ma position est simple. Les faits, rien que les faits, ne transformons pas ce qui s'est passé à Ceuta. L'humanisme, des personnes sont mortes. Et troisièmement, on doit avoir du pragmatisme. Et la position que moi, j'ai tenue, c'est celle que je tiens depuis le début. On sait les clivages idéologiques entre les gens autour de cette table, ils sont respectables, ils font l'objet d'ailleurs de la vie des démocraties des 27. Mon constat, c'est que quand on politise ce débat autour de la table, on divise. Quand on divise et qu'on revient à des solutions nationales, on est inefficace. On a réussi à bâtir ce pacte asile et migration en 2022 sous présidence française dans une réunion des ministres de l'Intérieur à Tourcoing. On a ensuite été au bout. Puis, on l'a fait voter sous présidence espagnole. C'est une bonne décision. Ce pacte, il permet d'avoir des résultats. C'est ce qu'on voit aujourd'hui. On a pris nos décisions sur le retour. Bonne décision qui permet d'être plus efficace. Est-ce qu'on doit aller plus loin, continuer ? Oui, mais le faire dans un esprit pragmatique et d'union, jamais dans un esprit de division ou d'idéologie. On n'a pas besoin de mots sur ce sujet. On a besoin de continuer à agir de manière efficace en étant conformes avec nos principes et en luttant efficacement contre l'immigration clandestine, c'est-à-dire en prévenant les mouvements et en étant efficaces sur les retours, et en le faisant avec de la solidarité entre États membres. Voilà ma ligne.
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